Découvrez comment on a aimé en 2025 et tous les mots pour le dire.
Entre le ghosting, le love-loreing et le sober dating, on s’y perdrait presque… mais avouons qu’on s’y reconnaît aussi beaucoup. Ces mots, souvent drôles et parfois douloureux, expriment surtout une chose : notre envie de comprendre, d’aimer mieux et de matcher pour les bonnes raisons.
Alors voici le glossaire des amours modernes : un condensé de nos façons de séduire, d’expérimenter et, quelquefois, de se tromper… mais toujours avec le cœur !
Arc
Lorsqu’on transforme un crush en personnage principal de sa vie amoureuse. On l’a à peine rencontré.e qu’on lui consacre déjà un arc narratif entier : acte I au café du coin, acte II étreinte romantique sous la pluie, acte III dans son appartement pour le premier dîner à deux.
Rien n’est encore réel, tout est déjà romanesque.
Benching
Garder quelqu’un « au chaud ». La personne ne disparaît pas de votre vie, mais ne s’engage pas non plus : quelques messages tièdes par-ci, un “on se voit bientôt” par-là… mais jamais rien de concret.
Le banc de touche du romantisme low-cost.
Breadcrumbing
L’art toxique de donner juste assez pour garder quelqu’un accro, sans jamais s’engager. Vous avez droit à des miettes : un like sur une story quand on poste son meilleur selfie, un message innocent au réveil, un emoji timide à 2h du matin.
C’est calculé, c’est lâche et ça fonctionne.
La diète affective la plus agaçante du dating moderne.
Célicouple
Être en couple… sans renoncer à sa vie de célibataire. On sort du modèle fusionnel et on dit enfin adieu à l’idée qu’aimer, c’est renoncer à soi. On revendique une nouvelle manière d’être ensemble, sans dépendance.
Parce que la proximité ne passe pas forcément par la cohabitation.
Trouvez l’amour auprès d’une personne qui vous correspond
Inscrivez-vousChatfishing
Quand la séduction n’est plus un art, mais un prompt : on séduit à l’aide (ou carrément les mots) d’une intelligence artificielle.
Des messages parfaits, sans faute, rédigés juste pour vous plaire… et sans vraie émotion.
Le flirt sous assistance algorithmique.
Cosy Craving
Besoin saisonnier de douceur. L’envie d’une relation calme, rassurante et sans prise de tête, pour réchauffer son petit cœur quand il fait 5°C dehors. C’est un besoin intime, presque animal : avoir une présence contre soi, une voix qui apaise et une énergie qui rassure.
La recherche d’un cocon émotionnel plus qu’une aventure passionnelle.
Cuffing Season
Chaque automne, l’envie irrésistible de se mettre en couple avant l’hiver revient : on cherche quelqu’un pour hiberner à deux. C’est la saison des duos formés par besoin opérationnel plutôt que romantique : survie affective, chauffage naturel, séries sous la couette.
Et quand arrive le printemps ? Les couples se désagrègent, gentiment, comme la neige au soleil.
Relation éphémère garantie jusqu’au printemps.
Delulu Dating
Vivre une idylle imaginaire dans sa tête. On lui parle à peine, on s’échange des sourires gênés lorsqu’on se croise, mais dans notre esprit, c’est déjà une grande histoire d’amour. C’est irrationnel, naïf et pourtant ça fait un bien fou.
La fanfiction sentimentale qui booste le moral.
Eco-dating
Ça passe par un date zéro déchet, un café végan, une balade en plein air ou simplement un profil qui assume ses valeurs écologiques. On ne séduit plus seulement avec un sourire, mais avec sa cohérence.
L’amour aussi peut être durable et responsable.
Ghosting
Le silence assourdissant comme stratégie d’évitement. Un jour, tout va bien, le lendemain c’est silence radio. Une fin brutale et lâche qu’on mettra du temps à digérer
Une rupture sans mots, mais pas sans dégâts.
Ghostlighting
La version évoluée et perverse du ghosting. La personne disparaît, revient, puis te fait croire que tu as tout inventé. C’est du gaslighting avec un numéro d’illusionniste au milieu. Et ça fait de gros dégâts côté estime de soi.
Disparaître, puis te faire culpabiliser de l’avoir remarqué.
Ick
Le dégoût express. Tout allait bien et puis d’un coup, on remarque un détail. Un tic de langage, une façon de rire, un geste bizarre, une habitude étrange, un truc insignifiant mais suffisant pour tout remettre en question. Le charme s’évapore instantanément, impossible de revenir en arrière.
Le cœur a ses répulsions que la raison ignore.
Love bombing
Excès de compliments, déclarations précoces, disponibilité permanente : on se sent unique, choisi.e, presque adulé.e, ce qui crée un attachement précoce. C’est bien souvent une stratégie, consciente ou non, pour créer une dépendance affective.
Une manipulation affective déguisée en coup de foudre.
Love-loreing
C’est le dating comme storytelling. Inspiré du “dating for the plot”, le love-loreing consiste à voir les rencontres comme des chapitres : belles, fun et courtes, elles valent quand même la peine d’être vécues. L’art de savourer ce qui est beau, même quand c’est bref.
Le romantisme du moment présent, même en version limitée.
Meet cute
Une première rencontre clichée digne d’une comédie romantique très premier degré. C’est pas juste mignon, c’est ridiculement parfait. Comme un moment suspendu : ton chien décide d’enrouler sa laisse autour de ses jambes, tu t’excuses en rougissant légèrement, il rit, Polux remue la queue…
Le hasard qui se prend pour Cupidon.
Orbiting
C’est cet.te ex qui disparaît de ta vie, mais qui te stalke sur les réseaux. Un like, des vues… une façon malsaine de signaler sa présence et de rester en orbite autour de ta planète. En clair, la personne ne veut pas te parler, mais elle ne supporte pas l’idée de ne plus savoir ce que tu fais.
Le ghosting en mode voyeuriste.
Paperclipping
Revenir dans la vie de quelqu’un sans réelle intention, juste pour se rappeler à son doux souvenir… puis redisparaître aussitôt.
Le coucou toxique de celles.ceux qui ne savent pas lâcher prise.
Rizzing
C’est l’abréviation du mot charisme en anglais (charisma). On séduit par son attitude, pas forcément par son physique. Avec une vibe, un regard, une répartie bien placée, une assurance naturelle qui devient son meilleur atout pour flirter.
La séduction à la sauce Gen Z.
Shrekking
Se mettre en couple avec quelqu’un qu’on juge “moins attirant.e” pour éviter de se mettre en danger. Une stratégie émotionnelle qui se veut pratique, sauf qu’elle étouffe souvent tout désir. On croit se protéger, mais on s’empêche surtout de vibrer.
La love story qui finit rarement en conte de fées.
Situationship
Contraction de l’anglais “situation” et “relationship” : on est plus que des ami.es , mais pas non plus en couple. Un entre-deux très flou et potentiellement problématique. Juste une zone grise où l’on flotte nonchalamment tant que personne ne pose la fameuse question “mais on est quoi nous deux ?”.
Sans étiquette, sans engagement et à durée indéterminée.
Slow Dating
Faire moins de rencontres et prendre le temps de vraiment connaître quelqu’un. On renonce à l’idée qu’il faut “rentabiliser” son célibat comme s’il s’agissait d’un abonnement à la salle. En fait, c’est de l’autodéfense affective et un luxe presque insolent.
Un antidote à la dating fatigue et au consumérisme amoureux.
Snowmanning
Romance hivernale aussi douce qu’un téléfilm de Noël. Tout semble magique : les textos au réveil, les balades main dans la main sur les marchés de Noël, les soirées à deux, entre vin chaud et confidences… Puis, sans explication, l’autre prend ses distances. Votre crush s’est évaporé dès le premier rayon de soleil.
La love story d’hiver qui fond plus vite que la neige
Sober dating
C’est rencontrer quelqu’un sans se cacher derrière un verre. Pas d’alcool pour huiler la conversation, pas de cocktail pour inventer une alchimie, pas de bière pour jouer la version la plus cool de soi-même. Quand ça colle, c’est presque indécent de sincérité. Parce qu’on était vulnérable, vrai, et c’est parfois intimidant.
La rencontre sans effets spéciaux : plus brute, plus honnête, plus mémorable.
Sunday Boy
On le croise surtout sur les applis. Le dimanche soir, il apparaît comme par magie : il drague, il pose mille questions, il veut “trop te voir cette semaine”. Puis arrive le lundi. Et là… silence radio. L’explication ? Le dimanche soir, c’est l’heure de pointe sur les applis : la drague devient un divertissement parmi tant d’autres avant d’aller scroller sur les réseaux. PS : les Sunday Girls existent aussi.
Un rituel toxique mais terriblement prévisible.
Throning
Se mettre en couple avec quelqu’un pour son image, son charisme ou son nombre de followers. Le couple devient une vitrine sociale plus qu’une histoire sincère. On “performe” une relation pour briller en public, mais en privé tout sonne faux.
L’amour version branding personnel.
Textlationship
Tout se passe merveilleusement bien par message : humour, complicité, tension sexuelle, tout y est. Sauf que dans la vraie vie, rien ne se passe. La relation reste au stade de belles paroles, comme un livre qu’on ne pourrait pas adapter au cinéma.
La love story qui reste coincée dans ta messagerie.
Winter Coating
L’ex qui revient dès que le thermomètre dégringole. On se réchauffe, on se parle, on se replaît vaguement… puis on re-hiberne chacun.e de son côté. C’est doux, c’est confortable, c’est vaguement flatteur, mais on sait très bien comment ça finit.
La nostalgie, version plaid en pilou.
Zombieing
C’est le ghoster qui ressuscite sans prévenir, sans excuse et sans la moindre envie de réparer le chaos qu’il a laissé derrière. Évidemment, son timing est parfait : toujours quand ça va mieux et que ton cœur a enfin guéri. Il.elle surgit juste pour tester la température. Mais toi, tu te prends un petit jumpscare émotionnel que tu n’avais absolument pas demandé.
Le come-back inutile d’un amour mort et enterré.
