Janvier débarque avec son lot de nouveaux inscrits sur les applis, ses « bonnes résolutions amoureuses » et ses conversations qui s’enchaînent à toute vitesse.
Mais bizarrement, tout finit souvent par… « On reste ami.es ? ». Pourquoi ce mois est-il devenu le champion toutes catégories de la friendzone ? Décryptage.
Quand le rush de janvier nous fait perdre la tête
Après les fêtes, c’est l’effervescence. Les profils se multiplient, les matchs pleuvent, les discussions démarrent dans tous les sens. Vous avez l’impression que tout s’emballe enfin. Sauf qu’au final, très peu de ces échanges débouchent sur quelque chose de concret.
Le problème ?
Cette sensation de choix infini. Avec autant de profils disponibles, difficile de se poser vraiment sur une personne. On papillonne, on compare, on se dit « et si la prochaine personne était la bonne ? ».
Résultat : on garde plein de contacts sympas en friendzone, juste au cas où, pendant qu’on continue à explorer.
L’illusion du toujours mieux
Cette logique du « il y aura sûrement mieux après » empêche de donner une vraie chance à certaines rencontres. Vous discutez avec quelqu’un de drôle, d’intéressant, mais pas tout à fait ce que vous imaginiez. Alors vous glissez la personne en catégorie « ami potentiel » et vous continuez à chercher.
Le souci, c’est que ce réflexe peut devenir automatique.
Les bonnes résolutions qui rendent trop sélectif.ve
« Cette année, je ne me contente plus de n’importe quoi. » Noble intention.
Mais parfois, ce regain d’exigence en janvier nous rend… un peu trop exigeant.e. On dresse des listes de critères, on refuse de faire le moindre compromis, on met très vite les gens dans la case « ami » sans explorer plus loin.
Entre vouloir mieux pour soi et devenir impossible à satisfaire, la frontière est mince. Et si cette rigueur vous faisait passer à côté de belles surprises ?
Trouvez l’amour auprès d’une personne qui vous correspond
Inscrivez-vousSe protéger après les fêtes
Parlons peu, parlons vrai : les fêtes de fin d’année peuvent être émotionnellement épuisantes, surtout quand on est célibataire. Janvier arrive avec une forme de fatigue affective.
Préférer voir les autres « en ami » devient alors une façon de se protéger.
Pas envie de se lancer dans quelque chose de trop engageant tout de suite. Besoin de respirer, de reprendre ses marques. La friendzone sert parfois de sas de décompression.
Pourquoi vous vous sentez friendzoné.e… et ce que ça dit vraiment
Vous multipliez les conversations intéressantes, puis pouf, la personne vous parle soudain de son ex ou vous demande des conseils sur un autre match. Aïe.
Avant de conclure que le problème vient de vous, rappelez-vous le contexte : en janvier, tout le monde croule sous les matchs.
L’autre est peut-être simplement submergé.e, en pleine hésitation, ou pas encore prêt.e émotionnellement. Ce n’est pas toujours une question de valeur personnelle, mais souvent de timing et de surcharge.
Et vous, vous friendzonez aussi
Petite introspection :
- combien de personnes gardez-vous dans vos contacts avec qui vous aimez discuter, mais avec qui vous ne vous imaginez pas « vraiment » en couple ?
- Ces gens sympas, drôles, qui vous remontent le moral, mais pour qui vous ne ressentez pas ce petit truc en plus ?
Vous aussi, vous pratiquez la friendzone. Souvent sans même vous en rendre compte.
Les décisions trop rapides
Est-ce que vous laissez vraiment une chance à certaines personnes ? Ou décidez-vous très vite, dès les premiers échanges, qu’on sera « juste ami.es » ?
Quelques questions à vous poser :
- Est-ce que je juge trop vite sur la photo ou les premiers messages ?
- Est-ce que je pourrais au moins voir si, en vrai, cette personne me plaît davantage ?
- Qu’est-ce qui me fait dire non si rapidement : des faits concrets ou des suppositions ?
Parfois, accepter un premier rendez-vous avec quelqu’un qui ne coche pas toutes les cases peut révéler une alchimie insoupçonnée.
Ce qui vous fait peur dans tout ça
Qu’est-ce qui vous effraie à l’idée de sortir de la friendzone avec quelqu’un ? La peur d’abîmer une amitié naissante ? D’être rejeté.e ? De créer un malaise dans un groupe d’ami.es ?
Ces peurs sont légitimes. Mais elles peuvent aussi devenir des automatismes qui vous empêchent de tenter quoi que ce soit. Identifier ces blocages vous aide à décider en conscience, plutôt que par réflexe défensif.
La friendzone comme zone de confort
Restons honnêtes : la friendzone, c’est rassurant. Un peu de proximité, de complicité, mais pas trop de vulnérabilité. Pas besoin de se dévoiler vraiment, de risquer le rejet frontal.
Mais à force de garder tout le monde dans cette zone grise, vous tournez peut-être en rond. Qu’est-ce que vous fuyez exactement en évitant de clarifier vos relations ?
Ami.e ou porte entrouverte ?
Comment savoir si vous êtes vraiment ami avec quelqu’un, ou si vous gardez secrètement une porte entrouverte ?
La différence est simple : dans une vraie amitié, il y a de la clarté et aucune attente cachée. Dans un lien flou, vous espérez qu’un jour, peut-être, quelque chose de plus se produira.
Posez-vous la question pour chaque personne dans votre vie : qu’est-ce que je veux réellement avec elle en 2026 ?
Janvier, moment parfait pour faire le tri
Et si vous profitiez de ce début d’année pour passer en revue vos contacts ? Ces ex avec qui vous parlez encore, ces crushs non aboutis, ces situationships qui traînent, ces « bons amis » avec qui il y a une tension non dite.
Pour chacun, décidez :
- est-ce que je tente quelque chose de clair ?
- Est-ce que j’acte une vraie amitié sans arrière-pensée ?
- Ou est-ce que je laisse tranquillement ce lien se défaire ?
Faire ce tri mental libère de l’énergie pour de nouvelles rencontres plus alignées.
Parler honnêtement sans tout casser
Comment dire à quelqu’un que vous le voyez comme un.e ami.e (ou lui demander ce qu’il.elle en est de son côté) sans détruire tout le lien ?
La clé, c’est la bienveillance et la clarté.
Vous pouvez dire : « J’apprécie vraiment nos échanges, mais je me rends compte que je ne ressens pas de connexion romantique. J’aimerais qu’on reste en contact si tu en as envie. » Ou à l’inverse : « J’ai l’impression qu’on est sur des attentes différentes, et j’aimerais savoir où tu en es. »
Cette franchise permet souvent de préserver un lien respectueux, même si les envies ne sont pas alignées.
Sortir des applis pour mieux décider
Peut-être que la solution pour moins friendzoner par réflexe, c’est aussi de diversifier vos façons de faire des rencontres. Rejoindre un club de sport, participer à des événements culturels, vous inscrire à des ateliers créatifs.
Dans des contextes plus concrets, où vous partagez une activité réelle, vous ressentez parfois les choses plus clairement si quelqu’un vous plaît vraiment. Au-delà des cases « ami » ou « pas ami » décidées en trois secondes sur une appli.
Vos intentions pour 2026
Que voudriez-vous changer dans votre façon de friendzoner ou d’être friendzoné.e cette année ?
- Plus de franchise ?
- Plus de chances données ?
- Moins de relations floues qui s’éternisent ?
L’objectif n’est pas de forcer quoi que ce soit, mais de vivre des relations plus claires et moins frustrantes. Janvier peut être le mois du grand ménage relationnel, celui où vous décidez d’arrêter de tourner en rond.
Parce qu’au fond, tout le monde mérite mieux qu’une éternelle zone grise.
